C'est en 1699 que Jean-Baptiste Bousquet, venant de Saint-Zacharie, village proche de Marseille s'installe dans le quartier de Loc-Maria à Quimper. Le potier provençal s'installe dans la villa de Rome, là où le sol regorge de tessons antiques et de tuiles romaines. Il y travaillera dix-huit ans en compagnie de son fils Pierre. Au décès de son père, en 1708, Pierre Bousquet, prend la tête de la manufacture et la déplace face au pont tournant de Loc-Maria, sur l'actuelle place du Styvel. Cet emplacement, sur le port de Quimper présente de nombreux avantages tant pour les approvisionnements que les expéditions. Pierre Bousquet mariera sa fille à Pierre Belleveaux en 1731.

 

    Pierre Belleveaux est un faïencier accompli, né en 1704 à Druy, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Nevers. Les traces de son passage à Quimper sont toujours présentes et bien ancrées dans les productions. Une vision globale de ces productions quimpéroises nous montre cette lente assimilation de la technique de Nevers puis son utilisation fortement influencée par la culture locale. Pierre Belleveaux décédera en 1743 contraignant Pierre Bousquet à reprendre les rênes de la manufacture, à l'âge de soixante-douze ans. Ce dernier, en 1749, peu avant sa mort, fiance sa petite fille à son collaborateur Pierre-Clément Caussy. Pierre-Clément Caussy est un faïencier, de surcroît peintre sur faïence. Son père, Pierre-Paul, est directeur et propriétaire d'une des manufactures de Rouen. L'apport de Pierre-Clément Caussy à l'édifice Quimper est des plus importants. Il influencera la production jusqu'à la fin du XIXe siècle grâce aux nombreux poncifs qu'il avait eu soin d'emmener.